
Aujourd'hui, j'ai lâché un peu ma tablette graphique pour aller profiter du soleil, à Menton.
Route du bord de mer, en passant par le dédale sans panneaux indicateurs : Monaco.
Des dizaines et des dizaines de bus emmenaient des flots de touristes dans les allées de cette jolie petite ville de Menton. Le carnaval de Menton n'est pas un carnaval populaire mais un carnaval
municipal à vocation touristique. Il faut donc payer.
15 euros, le combiné "'exposition de structures à oranges et citrons + corso".
Cette année, le thème est "les îles".
Vous me voyez là, les yeux plissés par le soleil, devant un bateau pirate.
Pour entrer dans les jardins, on nous dit de faire tout le tour du pâté de maison, au milieu de la foule.
Et paf, on arrive dans l'netrée du clos du corso. Après la queue d'achat de billets, on fait la queue pour entrer dans ce clos du corso
(je rappelle qu'on veut voir les jardins).
On nous poinçonne "corso 2" sur le billet.
Une fois dans le clos du corso, on finit par trouver l'entrée du jardin, en face du casino.
Re-queue.
On se fait poinçonner "jardins" sur le ticket.








Une fois le tour du jardin fait, on se retrouve naturellement en bas, près du casino, puisque nous avons fait la boucle
(le tour quoi).
Il y a les deux entrées par lesquelles on ne peut sortir. Verboten !
Il n'y a pourtant personne.
On doit donc remonter une bonne moitié du jardin, se frayant un passage à la machette au milieu de centaines de personnes, pour trouver enfin la sortie.
Quelle organisation ! Elle aime bien ajouter de la foule à la foule.
Merdum ! On est à nouveau dehors.
On doit encore faire le tour du pâté de maisons au milieu de la foule pour entrer dans l'espace corso
(même entrée que tout à l'heure).
Notre billet étant déjà poinçonné "corso 2", il ne nous le repoinçonne pas mais on a dû quand même faire la queue pour entrer. Génial.
Quelle organisation ! Elle aime bien ajouter de la foule à la foule.
De plus, l'organisation n'a pas pensé à mettre des toilettes (il y a des milliers de personnes).
Une heure de queue pour faire un petit pipi. On ne lui dit pas bravo à l'office de tourisme.
Il y a des toilettes au palais de l'Europe. Elle sont à gauche
(au RDC et au 1er étage).
Mais l'organisation, avec son neurone unique a décidé que la sortie était à gauche et l'entrée à droite.
Donc si vous voulez aller aux toilettes
(RDc ou 1er), il vous faut traverser la foule, monter au 1er étage où vous n'avez rien à fiche, puis redescendre de l'autre côté. Durée : 1/2
heure de traversée de foule.
Quelle organisation ! Elle aime bien ajouter de la foule à la foule.
Des centaines de personnes attendaient pour faire pipi.
Et là, dégoûtés, vous sortez sans faire pipi.
J'ouvre une parenthèse :
Au palais de l'Europe, il y avait, en sus de "marchands d'artisanat", une superbe exposition gratuite d'
orchidées qui prenait toute la grande salle.
Des centaines et des centaines d'orchidées, toute plus belles les unes que les autres, mises en valeur dans de magnifiques compositions ou dans des scènes évoquant les îles d'outre mer, propices à
laisser vaquer notre imaginaire. Je vous en fais profiter par quelques photos :







Cette parenthèse fermée, retournons dans notre clos corso :
Il est 13 h. On a 1h30 pour manger un bout, avant le début du corso.
Il n'y a plus rien à manger, nulle part.
On longe la rue du bord de mer pour sortir de l'autre côté histoire d'aller en ville quérir un sandwich.
Un type de l'organisation qui faisait le garde barrière, nous dit "Si vous sortez, vous ne rentrez plus".
Là on lui explique stoïquement
(on est blindé) que non, ainsi que le principe des n° de corso marqués sur les billets.
Son neurone ayant fini par fonctionner, il comprend. Ouf !
Pas chiants, on décide finalement de rester derrière les palissades et de faire les fonds de gamelles.
On fini par trouver deux malheureux sandwichs au pain
(les deux derniers) dans un bouiboui du coin.
Après un "repas" en terrasse ensoleillée
(ce fut épique pour trouver deux chaises), c'est l'heure du corso.
Il y avait le char "Grèce" avec dessus des africaines noires et un char "Corse" avec des antillaises en madras.
Il y avait aussi un char Ecosse
(à force de se battre avec l'Angleterre et consors, elle a dû finir par devenir une île à elle toute seule).
Petit corso sympatoche :





















Retour dans la foule, sans heurts.
Etre pressés comme des CITRONS, c'est ça, la fête des CITRONS.
26.000 à 29.000 entrées enregistrées chaque dimanche !
(29.000 le dernier WE) et pas de toilettes ...
J'espère vous avoir apporté un peu de soleil et de couleurs. Tchô !