Mardi 11 mars 2008
tecktonik_1.jpgMaintenant, quand  je me promène dans la rue, je tombe sur des djeuns pris d'étranges soubresauts.
Soudainement, ils se tortillent dans tous les sens.
Je me prépare alors à alerter le SAMU quand on m'informe qu'il ne s'agit nullement de crise d'épilespsie  ni de danse de Saint-Guy mais d'une nouvelle mode : la TECKTONIK

OK ... Donc, se trémousser comme si l'on vous avait mis un lézard venimeux dans le slip, avec des gestes de bras autour de la tête qui vous font ressembler à un Elvis déhanché qui recoiffe sa banane gominée, ça s'appelle la TECKTONIK.

bien bien bien ...

Manque de bol, c'est un nom réservé (une marque) et les djeuns doivent trouver autre chose.

Je propose "talairdunconpatonik". Ca en jette, non ?

Il y a 24 ans, c'était la mode du hip hop et des danses de rue.
Il y avait le smurf, le break dance ... Dans toutes les rues, ça sautillait par terre, ça tournait sur la tête, ça se mouvait tel un robocop  victime de court-circuits, il y avait des émissions télé avec des "battles" sous l'oeil d'un certain "africa bambaataa", ... bref, il y avait une vague de street dance.
Maintenant on a droit à un minable tortillement.

tecktonik_2.jpgC'est avec ça, que les djeuns veulent se démarquer ?
Avec ça qu'ils veulent inscrire une génération dans le temps ?
Désolé mais là ... faudra repasser. Ce n'est qu'un pâle erzatz de ce qui a déjà été fait 24 ans plus tôt.

tecktonik_3.jpg
Faudra trouver aut'chose.

Moi, de mon temps, je ... je ...

meeeeeeerde ...

je copiais mes ayeux en me déguisant en rocker et je n'écoutais que du rock  des années 50, du rockabilly (Stray Cats et cie),  fringué avec un teddy, des creepers à plateforme, une cravate ficelle, une banane sur la tête (maintenant, j'aurais plus de mal pour me faire une banane).

OK, j'ai rien dit.

Cassez-vous, bande de petits  morveux.

grrrr ...
par Jean-Frédéric Minéry publié dans : pensées hautement philosophiques communauté : illustrateur
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Jeudi 28 février 2008
caisse-copie-1.jpgY a un truc que j'pige pas. C'est l'attachement à leur bagnole qu'ont la plupart des gens.
Un coup de portière, un poc dans la carrosserie et c'est le drame.
Moi je les collectionne, malheureusement (je dis malheureusement car ça ne fait jamais plaisir, convenons-en).
Comme le dit mon père : "C'est la première éraflure qui compte (sous-entendu : qui nous emm....)".
A côté de ça, ces mêmes gens qui alertent flics, assurances, carrossiers et la terre entière en cas de petit bobo à l'auto, arborent parfois fièrement une clope au bec.
En gros, il prennent plus de soin d'un morceau de tôle qui, de toute façon, finira à la caisse d'ici quelques années, que d'eux-mêmes. Ajoutez à ça la bibine éventuelle et imaginez le tableau.

Ok, les bagnoles, ça coûte la peau du c..
Mais combien coûte un soin de santé (s'il est toutefois encore possible / pas trop tard de soigner/éliminer le bobo) ?

OK c'est hard d'arrêter de fumer (j'en sais quelque chose).

Une caisse, c'est une merveille de technique mais ce n'est rien face à notre corps dont la science n'a pas fini d'étudier les rouages.

chasseur_de_dedicaces_BD.jpgDe la même manière, si vous allez en festival de BD, vous allez déceler une certaine clientèle : 
Le pas propre qui a des BDs nickels et super enveloppées dans un emballage antichocs ignifugé anti nucléaire etc

Il en prend soin comme la prunelle de ses yeux. Enfin ... non, justement, pas la prunelle de ses yeux dont il n'a que faire. Il en prend soin comme rien ni personne. Attention, il ne faut pas que sa BD ait été déjà ouverte, lue, ait une griffure, un coin tassé ou émoussé, un frottement sur le vernis, une trace de doigt ... Il achètera aussi les plus chères : tirages de tête et tutti quanti.
A côté de ça, dès le premier jour du festival, il arborera un tee shirt sâle (le même à chaque festival) et n'en changera pas de toute la durée du salon qui s'étale sur plusieurs jours. Claaasse !

OK, moi aussi je suis bibliophile et j'aime (j'adore) les premières éditions, les beaux livres, les tirages limités super beaux et bien fichus,  etc etc

Comme l'art, ça ne sert à rien à part prendre de la place (beaucoup) chez soi, et à se faire plaisir tout simplement.

Je dis simplement qu'il faut savoir garder sa raison et un bon sens des valeurs.

Prendre plus soin d'un bout de carton que de soi-même, c'est une aberration absolue. 
Ajoutez à cela clope et bibine, parfois. Smart !

Même si c'est un tirage limité, il sera toujours moins limité que le tirage initial (et unique) du pôpa et (espérons-le) de tout un chacun.

Méditez ces pensées faussement naïves, mes enfants. Méditez.
par Jean-Frédéric Minéry publié dans : pensées hautement philosophiques communauté : illustrateur
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Mercredi 27 février 2008

Vous le savez, je n'ai jamais rien compris à la mode. 
D'ailleurs, je vous ferai bientôt part des mes réflexions hautement philosophiques à ce sujet.

L'année dernière, les ados et autres djeuns se baladaient dans les rues ... enfin ... traînaient (en bon ado qui se respecte) dans les rues, en arborant le look des années 60.
On voyait donc dans la rue, moult copies conformes de Françoise Hardy et autres Jane Birkin, les cheveux longs frangés, bottes et mini jupes, yeux maquillés à la suie et tirant vers le haut.

Ce n'est pas pour me déplaire car j'aime bien ce look.
En sus de me rappeler une ex, je le trouve féminin, sexy, sauvage ... brrrr ...

djeuns.jpgQuand aux djeuns mâles, ils n'avaient rien compris et faisaient les friperies pour acheter des vestes en velour côtelé marron gastro ou vert caca d'oie, col pelle à tarte, pantalons pate d'él'ph" et arboraient des rouflaquettes ou une barbe de Monte Christo (époque chachot) qui feraient fuir d'horreur Robinson Crusoé himself.
La classe, quoi. 
La caricature des vieux films des 70', au couleurs chiasses, passées, aux fringues criardes et ultra moches. De groupes de zik copiaient Deep Purple et consors.

Aujourd'hui, c'est la mode des années 80
On voir refleurir les jeans slims.
Comme les djeuns n'ont pas encore intégré que le taille basse, c'est out et moche, et qu'il n'ont pas encore fini d'amortir leur slip Calvin Petit (Klein), on a droit à la méga vision d'horreur : le jean slim horribilis tiré vers le bas.
Ajoutez à celà une coiffure douteuse et improbable réalisée sans doute par un Edward aux mains d'agent, parkinsonien, l'acné juvénile, la démarche traîne savates, à la Gaston Lagaffe, et vous avez le tableau final. Claaaaasse !

On voit même arriver des groupes de musique qui imitent le style de TRUST. Souvenez-vous d'ANTISOCIAL.
A quand la résurgence des sacs US (sigle vite transformé en TRUST à grands coups de marqueur) ?

En un an, on est donc passé des années 60 aux années 80.
Selon toute logique, l'an prochain, on devrait être enfin dans les années 2000.

OUF !

par Jean-Frédéric Minéry publié dans : pensées hautement philosophiques communauté : illustrateur
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